Trou de l’église (Godinne-Yvoir) - Octobre 2011

En tant que nouvelle recrue du SCUCL je me devais de passer par la case « compte-rendu ». Bon, je me lance, soyez indulgents…

Par un beau dimanche ensoleillé nous avons été nous amuser sous terre, au trou de l’église. Effectivement, ce n’était pas superflu étant donné qu’il faisait plus frais sur le plancher des vaches que sous l’église (qui, en passant, n’est pas des plus belles). Ne voulant pas faire fuir directement les nouvelles recrues présentes, c’est-à-dire Charlotte et moi, Olivier a dû se dire que cette cavité était un choix plus judicieux que le trou Bernard (bon, on le fera mais pas tout de suite n’est-ce pas ?).

Notre fort belle équipe était composée de six joyeux lurons : Olivier, Alain, Magny, Renaud, Charlotte et moi (ben oui forcément !).

A peine arrivés sur les lieux, nous constatons que nous sommes loin d’être les seuls à avoir eu cette idée : il y a déjà deux voitures hollandaises et deux autres groupes nous suivent de très près. Malgré cette concentration de spéléologues nous nous décidons à descendre.

Une fois arrivés à l’entrée, une corde nous attend et nous voyons un casque émerger. Il s’agit d’une des équipes de hollandais qui s’amuse à poser des cordes partout pour un oui ou pour un non. Après une attente d’environ dix minutes, le temps de se rendre compte du froid et, du coup, d’avoir encore plus envie de descendre, nous franchissons le cap de l’échelle (un P7, merci google). Etant donné que les fameux Hollandais avaient tout équipé avec des cordes nous en avons profité pour descendre assurés, et du coup de revoir nos bases avec le descendeur (enfin pour les débutantes, cela va de soi). Même pas peur, après l’entrainement à la basilique de Koekelberg ça va directement beaucoup mieux !

Après avoir encore attendu de voir ce que les Hollandais faisaient avec leurs cordes partout, nous les avons contourné (en fait, il y avait la place de passer à côté d’eux sauf qu’on ne l’a pas vu tout de suite et qu’ils n’ont pas pensé à nous le dire). Nous avons franchi avec brio (oui il faut le dire ! Bon j’exagère peut-être un peu…) un passage au nom très poétique : le pas de la mort  (au final c’était pas vraiment la mort). Nous avons joué dans les galeries (aussi avec des cordes et Olivier qui courrait partout avec une facilité inhumaine), fait pas mal d’opposition (ça commence à venir), et avons vu de belles concrétions. De ce que je m’en rappelle on est passé par : les orgues, la salle Tony, la cathédrale, pour finir par le siphon (-82 m, encore merci google, l’eau était fraîche à souhait) et rebrousser chemin. Charlotte  a été privée de siphon étant donné qu’une maladroite n’a pas réussi à la tenir assez bien et donc que sa cheville en a pris un coup (petite frayeur, encore désolée, la prochaine fois je serai un appui aussi solide qu’un roc).

Sur le retour nous sommes passés par la « naissance », une bonne étroiture comme on les aime mais pour laquelle il faut avoir de longues jambes.  Le passage par l’ascenseur se fera la prochaine fois étant donné qu’il était occupé (devinez par qui), ça faisait un peu file pour une attraction de Disneyland. Les différentes équipes de spéléos se croisaient à certains endroits, c’était sympa au final (même si différent, pas la même ambiance quand il y a du monde  et quand on est seuls sous terre). La remontée s’est faite facilement, celle du puits de l’entrée s’est faite avec la pédale afin de nous exercer Charlotte et moi à son utilisation (puis l’échelle c’est pratique comme appui). Une fois sortis on se rend compte que Magny et Renaud manquent à l’appel. En effet, il y avait une bonne étroiture par laquelle le passage est obligatoire pour remonter, celle-ci a apparemment été un peu difficile à passer (bon j’avoue j’ai failli m’y coincer aussi, pas facile de trouver le bon angle). 

Happy end : tout le monde est sorti de là indemne et la traditionnelle « bière(s)/ frites a été dégustée.

La prochaine fois nous espérons bien entendre les petits cris de Sophie, la troisième nouvelle recrue, qui nous ont un peu manqué ce jour là.

Amandine 

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