Expé Baerenschacht juillet 2010 par Eric

Expédition du 25 juillet 2010 au 31 juillet 2010
Participants : Olivier Vrielinckx, Eric Duliere, Fred Meyer, Bernard Grandmont.
N. des galeries topographiées : 714,715,716,717,718 Approx 370 m de première

Dimanche 25 juillet 2010

Départ de Marche en Famenne à 8 :40. Le temps du trajet, de collecter un peu de matos de casser la croute, et d’arriver à l’entrée, il est 19h bien sonné. La descente s’effectue à notre aise (C’est Bernard qui le dit), en 4h30 ; C’est le baptême du Baerenschacht pour 3 des participants. Arrivée vers 23h30 au bivouac du PP. Eric constate avec un plaisir non déguisé qu’il a mal fermé son bidon étanche : tous les vetements ‘secs’ ont pris l’eau. Ca change pas grand-chose : tout le monde caille, les sacs de couchage sont mouillés, les hamacs se balancent … qu’est-ce qu’on est venu foutre là ? Ca doit etre ca que Bernard entend par ‘baptême du Bearenschacht’

Lundi 26 juillet 2010

Eric et Oli vont déséquiper la rampe d’accès PP vers Zone basse. Ils récupèrent une centaine de mètres de cordes boueuses. Ils en profitent pour aller se promener dans la zone basse.

Pendant ce temps, Bernard et Fred vont escalader l’amont de la Rivière du Zef. La foreuse SSN vient à point nommé pour placer plusieurs amarrages. L’escalade s’effectue sur une roche finement gréseuse, noirâtre, pourrie et savonneuse ( que du bonheur…). Le sommet débouche dans une fracture subverticale dans laquelle coule allégrement le ruisseau.
Trois étroitures mouillées (dont deux montantes) sont franchies. Arrêt sur une cascade glissante de 5 m. Vue à 10 m. dans la galerie.
La topo est effectuée jusqu’ au sommet de l’escalade ; l’explo et la topo post étroiture se fera avec les volumes étanches.
A la redescente un audacieux pendule au plafond (Le Saut du Foubs) permet à Fred de prendre pied dans un début de galerie prometteur. Celle ci sera explorée le lendemain.

Bernard et Fred rejoignent Oli et Eric dans « Pour la Première tu te brosseras ». Enfin … surtout Oli qui plante un spit derriere 2 étroitures qu’Eric a passé facilement à l’aller (après avoir largué tout le superflu), beaucoup moins facilement au retour (pour aller chercher le superflu en question) et qu’il hésite fortement à repasser dans quel sens que ce soit à l’avenir.
Oli et Fred s’attaquent au déblai en bas de la galerie Iznogood. La creuse donne sur un boyau trop étroit remontant et le courant d’air se perd dans de l’éboulis impénétrable. (Au grand soulagement d’Eric : vraiment plus aucune raison de se faufiler dans ce truc.)
Découverte géniale le soir : les vetements ‘secs’ qui ont servi d’éponge peuvent être séchés au dessus d’un réchaud Peak One. Ca sent parfois un peu le roussis, mais le préposé au séchage profite de la chaleur. Ca change pas grand-chose : tout le monde caille, les sacs de couchage sont mouillés, les hamacs se balancent peut-etre un peu moins … ou alors c’est la fatigue?

Mardi 27 juillet 2010

Solide baisse de régime, on va gratouiller à gauche à droite pour vérifier que ca queute et parce que tant qu’on bouge il fait moins froid. Whist au soir… pour tenter d’oublier que les sacs de couchage sont mouillés et que tout le monde caille … sauf Bernard mais je suis sur qu’il crane.

Mercredi 28 juillet 2010

La matinée est consacrée à aller déposer 20 kg de carbure à B1 puis à l’inspection du Cave Link au Siphon Nord. Le niveau est assez haut, mais nous atteignons le cave link sans encombres. (sauf qu’il y a quand meme deux jets vachement hauts avec deux pendules pas tristes à franchir, surtout au retour. C’est un avis personnel mais mon vertige le partage.) La sonde est quant à elle inaccessible. Il semblerait que la ligne soit défectueuse.

Fred et Bernard enfilent leur combis étanches et vont en découdre avec le dernier terminus de la Rivière du Zef. Les 3 étroitures montantes sont enchaînées ainsi que l’escalade de 6m. en libre. Un gros bloc de grès pourri permet d’attacher une corde. Arrêt sur une cascade de 5m. du sommet de laquelle s’écoule le ruisseau entre de gros blocs pourris. Les blocs sont de trop mauvaise qualité pour s’ y assurer et autoriser la poursuite de l’escalade. Puisqu’ils ne tiennent pas, ils tomberont donc! ! ! ! La cascade est escaladée à nouveau (quelques prises de pied et de main ne supportent pas nos élans trop entreprenants…) ; un gros bloc bien ficelé, et c’est devant nos pieds exaltés que se fracasse le bête obstacle. Le passage est maintenant suffisamment large. (« Passage de l’Obstination Brutale »). Après un nouveau ressaut de 2 mètres, la direction passe du Nord au Sud Est et l’on débouche dans une belle galerie vadose, en trou de serrure. Après 150m, la direction repasse vers l’Ouest. Les dimensions sont agréables, on suit la rivière. Il y a quelques surcreusements et on alterne les passages dans le grès et dans le calcaire. Arrêt sur un puits arrosé de 6 mètres de haut qui nécessitera la foreuse la prochaine fois. Une vingtaine de mètres plus loin, un superbe puits d’une circonférence parfaite de 10 m. de haut et de 6m. de diamètre est découvert. En son milieu percole du plafond une partie du Ruisseau. Il est baptisé plus tard « Puits Récholi », en l’honneur de toutes les fonctionnalités des réchauds Peak One expérimentées par Oli…
250 m. de topo sont levés au retour. Nous rentrons tard au bivouac.

Jeudi 29 juillet 2010

Remontée vers 11 :00 pour Eric et Fred tandis que Bernard et Oli ferment le bivouac et vont topographier le boyau au dessus du bivouac avant d’entreprendre la remontée.
La remontée jusqu’au siphon se fait dans la super crue du siècle (celle de 2010…). Les étroitures mouillantes du siphon sont bien « mouillantes » et il est très pénible de tirer les kits derrière soi. Nous retrouvons Eric et Fred avant les laminoirs pré siphon qui siphonnent sec. Nous attendons quelques heures puis décidons de rentrer à B1 attendre la décrue. Les kits repassent les étroitures tout seuls au gré du débit, Fred fait de même. Bernard court après. Eric qui suit et le voit courir à l’impression qu’il n’y a plus d’étroiture, jusqu'à ce qu’il s’y retrouve lui-même… La redescente s’apparente à du canyoning. Nous dormons une nuit à B1 et nous nous emballons dans nos sacs (à B1, ils sont secs !) et aussi l’un l’autre (un jeu de whist ayant été descendu…)

Vendredi 30 juillet 2010

Vers midi nous faisons une incursion rapide jusqu’à la lucarne du P60. Nous décidons d’attendre encore quelques heures avant de remonter.
Vers 17 :00 nous entamons la remontée, nous ne sortirons que vers 2 h du matin. Ne calculez pas le temps de remontée : les trois novices sont cassés et Bernard a chargé son propre kit jusqu’à avancer à la même vitesse que les autres. Le plus surprenant c’est que non seulement Bernard compte fermement nous emmener à nouveau là-dessous mais qu’en plus certains envisagent d’accepter.

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